By Emma Ciazynski

 

Ladies and gentlemen, good morning,

My name is Emma Ciazynski, I am 16 years old and I am currently studying Economy and Social Sciences in Hoche high school, Versailles. I am Franco-Slovak and I spent seven years in Slovakia before coming back to live in France. I really like theatre which I have been practicing for 8 years, gymnastics, and I love travelling. Later, I would like to work in the field of International relations.

First of all, I would like to thank the organizers of the Hypatia Project, and more particularly Mrs Bernardis, Ms Timon and Mr De Mengin who conduct the meetings.

I have heard about this project thanks to my friend Gabrielle Tourte, who is here today, and who participated to Elles de sciences last year where she was rewarded. She suggested that I join her to participate to Hypatia which I immediately agreed.

The fact that I wish to be part of this project while I did not choose to study sciences could seem surprising. Yet, economy and sociology are sciences in the same way as physics and mathematics, what we tend to forget. Furthermore, this project aims to promote sciences in general, but with a focus on girls. This is the main reason why I decided to get involved in the project.

Indeed, although I personally do not plan to study courses that would lead me to work in scientific sectors, I believe it is paramount that girls feel free to enroll in such domains that are still predominantly male.

According to the OECD, less than one girl out of twenty considers working in scientific sectors, while it is the case for one boy out of five.

Girls can have successful scientific careers if they try hard enough and if they are given the means to achieve it. Their skills, which are the same as boys, must finally be acknowledged and accepted by everyone, not only in France, but also in the European Union and in the rest of the world. Hence the importance of this project, ladies and gentlemen: no one should make us think that research jobs or any other scientific job, are not for us.

Thus, we had many discussions among our panel about such issues and other issues raised by the organizers. For example, we were asked about what we would implement if we were at the European Commission so as to arouse young people, and more particularly girls’ interest in scientific sectors.

It has been suggested, for example, to create a smartphone application where each player could build a small city with various scientific activities so as to discover different jobs or professional sectors in a playful and interactive way.  Likewise, we could encourage young people to participate to projects such as Elles de sciences, outside school times. They could thus choose by themselves a project that particularly interests them and get fully involved. Finally, meetings with professionals from scientific sectors on their workplace, instead of talks with school counselors, would allow a better understanding of such jobs.

I will conclude this speech by taking back Albert Einstein’s quotation – and perhaps I could have started with it: “it is harder to crack a prejudice than an atom”.

Thank you all for your attention.

 

About the author:

I am 16 years old and I study economical sciences at Hoche high school in Versailles. I am Franco-Slovak and I spent 7 years in Slovakia before coming back in France. I really like going to the theatre and I have been practicing it for 8 years now. I also practice gymnastics and I love travelling. Later, I would like to work in the field of International relations.

Context of the speech:

This speech was addressed during the French Hub launch event that took place on June 1st 2016 at La Cité des sciences. Emma, who is a member of the French editorial board, took the opportunity to testify on her involvement in the Hypatia project while underlining the importance to promote sciences and engineering to both boys and girls.

 

 

 

… en français

Mesdames, Messieurs, Bonjour

Je m’appelle Emma Ciazynski, j’ai 16 ans et je suis actuellement en Première Économique et Sociale au Lycée Hoche à Versailles.
Avant toute chose, je souhaiterais remercier les organisateurs du projet Hypatia, et plus particulièrement Madame Bernardis, Madame Timon et Monsieur De Mengin, qui animent les réunions.
J’ai eu vent de ce projet par mon amie Gabrielle Tourte, ici présente, qui avait participé à Elles de sciences l’an dernier et y avait été primée. Elle m’a proposé de participer à Hypatia avec elle et j’ai immédiatement accepté.

Le fait que j’ai souhaité participer à ce projet alors même que je n’ai pas opté pour une filière scientifique pourrait paraître surprenant. Toutefois, l’économie et la sociologie sont des sciences, au même titre que les sciences physiques et mathématiques, ce que l’on a tendance à oublier. En outre, ce projet a pour but de mettre en valeur les sciences de manière générale, mais plus particulièrement auprès des jeunes filles. C’est surtout pour cette raison que j’ai souhaité m’impliquer dans ce projet.

En effet, même si je n’envisage pas, à titre personnel, de faire des études qui me conduiraient à exercer un métier dans le domaine scientifique, il me paraît essentiel que les filles n’hésitent pas à choisir ces filières, qui sont encore pour certaines en majorité masculine.

Selon l’OCDE, moins d’une fille sur vingt envisage de faire carrière dans le domaine scientifique, contre un garçon sur cinq.
Les filles peuvent mener de brillantes carrières scientifiques si elles s’en donnent – et si on leur en donne – les moyens. Leurs capacités, identiques à celles des garçons, doivent être enfin reconnues et acceptées de tous, non seulement en France, mais également dans l’Union Européenne et plus largement dans le monde. D’où l’importance de ce projet, Mesdames et Messieurs. Personne ne devrait pouvoir nous faire croire que les métiers de chercheuse ou de biologiste ne sont pas pour nous.

Ainsi, nous avons beaucoup discuté entre nous au sein du panel autour de questions posées par les organisateurs et concernant ces sujets. On nous notamment demandé ce que nous ferions si nous étions à la Commission Européenne pour revaloriser les filières scientifiques auprès des élèves, et plus particulièrement des filles.

Il a été proposé, entre autres, de mettre en place une application smartphone, où chaque joueur ou joueuse construirait une petite ville avec des activités scientifiques variées afin de découvrir les différents métiers ou branches de manière ludique et interactive. De même, on pourrait inciter les jeunes à participer à des projets comme Elles de sciences, hors du cadre scolaire. Ils pourraient ainsi choisir par eux-mêmes un projet qui les intéresse particulièrement et s’y impliquer pleinement. Enfin, rencontrer des scientifiques sur leur lieu de travail au lieu de discuter avec des conseillers d’orientation permettrait de mieux comprendre la réalité du métier.

Je conclurais cette intervention sur une citation d’Albert Einstein, citation par laquelle j’aurais d’ailleurs pu commencer : ‘’Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.’’

Merci, Mesdames et Messieurs, pour l’attention que vous avez bien voulu m’accorder.

A propos de l’auteure:

Je m’appelle Emma Ciazynski, j’ai 16 ans et je suis au Lycée Hoche à Versailles en Terminale ES. Je suis franco-slovaque, et ai passé sept ans en Slovaquie avant de revenir vivre en France. J’aime beaucoup le théâtre, que je pratique depuis huit ans, la gymnastique et j’adore voyager. Plus tard, je souhaiterais travailler dans le domaine des relations internationales.

Contexte du discours:

Ce discours a été prononcé lors du lancement du projet, devant l’ensemble du hub français, qui a eu lieu le 1er juin 2016 à la Cité des sciences et de l’industrie. Emma a profité de cet évènement pour témoigner de son engagement dans le projet Hypatia et de l’importance de promouvoir les sciences et technologies auprès des filles.