By Gabrielle Tourte and Emma Ciazynski,
Expect Everything French Editorial Board

 

Recently, while watching Idriss Aberkane’s conference on “The economy of knowledge”, we learnt about a theory which highlights the possibility of an economically viable world without waste. It is the Blue Economy theory, developed and mostly supported by Gunter Pauli who is a pioneer of sustainable development. At first sight, we found it senseless. How, in a world where recycling is more expensive than polluting could we reach such an ideal?

Idriss Aberkane

In fact, as incredible as it could seem, the blue economy is not that utopian. The idea of the blue economy is to “take something that nobody wants and make it something that everybody wants”, to take back Mr Aberkane’s words. The example he took, and which we found the most pertinent, is the spirulina one. It is the most expensive seaweed in the world, and the only food that could alone provide for human being’s nutritional needs for a whole year. It is also the only food that allows companies producing it to reach a 100% margin thanks to carbon credits!

Spirulina

Indeed, this seaweed absorbs carbon dioxide to grow. This latter is one of the gases responsible for greenhouse effect, and is, as a result, considered as a particularly harmful waste. Furthermore, nowadays the State rewards companies that reduce their greenhouse gas emissions via the carbon credits system; yet, companies growing the spirulina re-use the CO2, free raw material as it is waste. Hence, the spirulina becomes free to produce. In addition, the spirulina that was not used for industrial purposes can, for example, be used to produce biofuels. Therefore, the company that re-uses waste becomes more competitive and increases its margins!

The world of tomorrow could then be a world without waste, if we come to find the way to transform them into productive assets!

About the authors:

 

Emma: I am 16 years old and I study economical sciences at Hoche high school in Versailles. I am Franco-Slovak and I spent 7 years in Slovakia before coming back in France. I really like going to the theatre and I have been practicing it for 8 years now. I also practice gymnastics and I love travelling. Later, I would like to work in the field of International relations.

Gabrielle: I am 17 years old and I am currently an engineering sciences last year student at Hoche high school in Versailles. As I used to live abroad, in Japan and Romania, I tend to particularly enjoy travelling. I also like animals a lot and I practice singing and martial arts.

En français

Par Gabrielle Tourte et Emma Ciazynski,
Comité de rédaction française de Expect Everything


Récemment, en regardant la conférence L’économie de la connaissance d’Idriss Aberkane, nous avons découvert une théorie qui met en avant la possibilité d’un monde sans déchet et économiquement viable. Il s’agit de la théorie de la blue economy, développée et défendue surtout par Gunter Pauli, pionnier du développement durable. À première vue, cela nous a semblé absurde. Comment, dans un monde où recycler est plus coûteux que polluer, pourrait-on atteindre pareil idéal ?

En réalité, aussi incroyable que cela puisse paraître, la blue economy n’est pas utopique. L’idée de la blue economy est de ‘’prendre quelque chose dont personne ne veut et en faire quelque chose que tout le monde veut’’, pour reprendre les termes de M. Aberkane. L’exemple donné par le conférencier et qui nous a semblé le plus pertinent est celui de la spiruline. Il s’agit de l’algue la plus chère au monde, et de l’unique aliment qui puisse, à lui seul, subvenir aux besoins nutritionnels de l’homme pendant toute une année. C’est aussi la seule denrée qui permette aux entreprises la produisant de réaliser une marge de 100%, grâce aux crédits carbone !

La spiruline

En effet, cette algue absorbe le dioxyde de carbone (CO2) pour pousser. Ce dernier est à l’heure actuelle un des gaz responsable de l’effet de serre, et est par conséquent considéré par le plus grand nombre comme un déchet particulièrement nocif. En outre, l’État récompense aujourd’hui les entreprises qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre via le système des crédits-carbone ; or, les entreprises cultivant la spiruline réutilisent le CO2, matière première gratuite du fait de son statut de déchet. La spiruline devient alors gratuite à produire. De surcroît, la spiruline non-utilisée à des fins industrielles peut par exemple être employée en cosmétique, où les marges sont encore plus importantes, et les déchets restant peuvent être utilisés pour produire des biocarburants. Ainsi, l’entreprise qui réutilise un déchet devient plus compétitive et augmente ses marges !

Le monde de demain pourrait donc être un monde sans déchets, si nous parvenons à trouver le moyen de les transformer en biens de production.

 

A propos des auteures:

Je m’appelle Gabrielle Tourte, j’ai 17 ans et tu es en Terminale SSI (Sciences de l’Ingénieur) au Lycée Hoche à Versailles. J’ai longtemps vécu à l’étranger (Japon et Roumanie), ce qui m’a permis de développer un goût prononcé pour les voyages. J’aime aussi beaucoup les animaux et je pratique le chant et les arts martiaux.

 

 

 

Je m’appelle Emma Ciazynski, j’ai 16 ans et je suis au Lycée Hoche à Versailles en Terminale ES. Je suis franco-slovaque, et ai passé sept ans en Slovaquie avant de revenir vivre en France. J’aime beaucoup le théâtre, que je pratique depuis huit ans, la gymnastique et j’adore voyager. Plus tard, je souhaiterais travailler dans le domaine des relations internationales.